Chambres d'hotes en bretagne: le colombier du manoir de saint Meleuc

week-end en Bretagne
Accueil
Le manoir
Les jardins
Les chambres
Le salon médiéval
Tarifs
Réservations
Accès
Loisirs
Aux alentours

LES COLOMBIERS SEIGNEURIAUX

Ces tours rondes et basses, coiffées d'un toit de pierres profilé en gradins, qui se dressent au proche voisinage des châteaux ou manoirs sont des colombiers, bâtis pour servir de refuge à ces nuées de pigeons que possédaient autrefois les seigneurs, et dont l'entretien constituait un de leurs privilèges les plus chers. Quand on pénètre dans ces tours, par la porte généralement étroite et surbaissée, on remarque que les parois intérieures sont garnies de niches ou "boulins", aménagés dans la maçonnerie et destinés à la ponte. Un orifice rond au centre du toit permettait aux volatiles d'entrer ou de sortir à volonté. Presque toujours, le chapeau chinois - en charpente et ardoises - qui protégeait cet orifice contre la pluie, a souvent disparu, ainsi que le mât central muni de potences auxquelles s'appuyaient les échelles fixes ou mobiles qui servaient à atteindre les niches les plus élevées.   Le "droit de colombier "à pied" ou "fuie", était une prérogative exclusivement seigneuriale. Les maisons roturières, appartenant à des bourgeois ou à des paysans, n'avaient droit qu'à des volières, faites ordinairement en bois, élevées sur pilotis ou bâties sur solives, sans contact direct avec le sol.
En Bretagne, l'usage exigeait, pour qu'un gentilhomme put bâtir colombier, qu'il possédât au moins 300 journaux (environ 150 hectares) en domaine et en métairies. On considérait en effet que cette contenance était tout juste suffisante à la nourriture des pigeons sans qu'ils allassent dévaster les propriétés environnantes, car, comme le dit la Très Ancienne Coutume, aussi naïvement que judicieusement: " Les voisins (du seigneur) qui ne tiennent ren  de li n'ont que faire de li pourvoir ses coulombs ".
 

 

Au moyen - âge, l'élevage du pigeon constituait une exploitation très productive. Les gens étaient friands de sa chair. Sur les tables féodales et même royales, on en faisait une fantastique consommation. Au 13ème siècle, 700 pigeons au moins paraissaient  chaque jour au repas du roi de France ....
A la campagne, les hôtes emplumés de la fuie offraient, en cas de visite inattendue, une ressource culinaire précieuse.
D'autre part, le sang du pigeon était un remède très apprécié pour les yeux malades; et la colombine passait pour l'un des meilleurs engrais connus.
Les colombiers de Bretagne ont ordinairement d'une contenance de 7 à 800 boulins au plus.
La forme cylindrique qu'on leur donnait avait le double avantage d'une distribution intérieure très favorable, et d'une grande difficulté d'accès aux ennemis des oiseaux: fouines, martres, belettes et autres animaux grimpants.



11-jui-11 8:11 AM